Niché sous les toits d’un immeuble de la fin du XIXème siècle, cet appartement sous combles recélait un potentiel indéniable — celui du charme de l’ancien, des volumes singuliers que seuls les derniers étages savent offrir. Mais pour répondre à sa nouvelle vocation de colocation à trois chambres, une transformation complète et réfléchie s’imposait, structurée autour de trois ambitions complémentaires.
Premier enjeu : l’équité entre les occupants. Dans une colocation, la question des rangements est souvent source de déséquilibre. Il s’agissait ici de rationaliser et de distribuer ces espaces de stockage de façon équilibrée, pour que chaque futur résident dispose d’une dotation juste et fonctionnelle — condition sine qua non d’une cohabitation sereine.
Deuxième enjeu : la lumière. Les appartements sous combles, malgré leur charme, peuvent souffrir d’un éclairage naturel capricieux et inégalement réparti. Optimiser la luminosité du séjour constituait donc un défi central du projet — celui de faire entrer le ciel dans la pièce à vivre commune, pour en faire un espace accueillant et agréable à toute heure du jour.
Troisième enjeu, et non des moindres : créer le coup de cœur. Dans un marché locatif exigeant, l’appartement devait se distinguer. Apporter un style affirmé, une identité intérieure soignée et mémorable, c’était investir directement dans sa valeur locative — transformer un bien ordinaire en adresse recherchée, capable de séduire au premier regard.
La configuration initiale du séjour — le volume le plus généreux de l’appartement — a fourni la matière première de la transformation. Divisé en deux, il cède une partie de sa surface pour accueillir la troisième chambre nécessaire à la colocation. Un arbitrage assumé, dont les conséquences sur la luminosité ont été anticipées et soigneusement compensées.
Pour préserver la clarté du séjour, deux gestes complémentaires ont été posés : l’installation d’une imposte vitrée dans la cloison de la chambre nouvellement créée, et l’ouverture de la cloison séparative de la cuisine. La lumière retrouve ainsi ses chemins de traverse à travers l’appartement. La promiscuité visuelle avec la cuisine est néanmoins maîtrisée grâce à un claustra, qui filtre partiellement le regard tout en maintenant la sensation d’espace et de profondeur.
Cette nouvelle disposition révèle ce que l’appartement avait de plus précieux : les poutres apparentes reprennent leur rôle de protagonistes, le cachet de l’ancien reprend ses droits, et le séjour trouve enfin sa juste identité — celle d’un espace de vie chaleureux et singulier, à la hauteur du bâtiment qui l’abrite.
Dans les chambres, un point d’eau individuel a été intégré à chaque espace privatif, réduisant les croisements matinaux et fluidifiant la vie commune au quotidien. La salle d’eau, entièrement repensée et réorganisée, tourne résolument la page de la baignoire encombrante pour s’ouvrir sur une douche généreuse — conçue avec soin pour composer avec la contrainte du rampant et en tirer le meilleur parti.
L’atmosphère de l’appartement se construit autour d’une palette douce et ancrée dans la nature : vert sauge, vert d’eau, bois blond — des teintes apaisantes, soulignées de notes de noir qui structurent et affirment. Une façon d’évoquer la nature et le végétal depuis les toits, de donner à cet appartement perché une âme bien à lui, et d’en faire une adresse que l’on reconnaît entre toutes.
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